Semi-marathon de Savigny - 7 mars 2010
Récit de Jean W.
Avec Tony, nous avions choisi de ne plus aller au semi de Paris et, à
lire vos récits, nous avions fait le bon choix en allant à Savigny sur
Orge.Malheureusement Tony s'est retrouvé sur le capot d'une voiture un
peu avant le course.
Mao est venu le remplacer. C'est donc en pensant à
notre pote Tony que nous nous sommes courageusement mis sur la ligne de
départ.
Mao est aussi frileux que moi et nous étions bien couverts avec le "chaud" soleil et la bise qui faisaient monter la température à ...0°C.
Pas de bousculade au départ, puisque nous étions devant et que nous sommes partis quelques minutes avant la meute ! Le niveau était très relevé puisque nous avons été très vite rejoints par les gros bonnets des clubs qui se tiraient la bourre sur le 7 kms.
Pas de problème pour le premier tour, (il y en avait 3 à faire) si ce n'est un revêtement de route assez exécrable. Mao devait seulement me rappeler de temps en temps que je ne devais pas tirer sur la cordelette comme un jeune chien fou !Un vrai métronome ce Mao qui s'était donné pour allure 5mn au kilo.
Malheureusement à la fin du premier tour dans le rétrécissement à la sortie du stade, je n'ai pas vu la barrière traîtresse qui a fauché le pied de Mao au moment où nous nous préparions à tourner. Chute de Mao que je n'ai pas pu retenir. Il s'est fait mal au genou en tombant et j'étais malheureux comme tout de mon erreur : chapeau le guide !
Mais vous connaissez l'ami Mao : il s'est relevé très rapidement, c'est lui qui m'a réconforté et qui m'a dit " on repart doucement et on va voir si je peux finir".
En fait de "on repart doucement", on est reparti quasiment à la même allure ! Je commençais à souffrir. Et au dernier tour, à votre avis, qui a tiré l'autre ? Au 19 ème km, avec le vent glacé en pleine face, j'ai ralenti l'allure et quand j'ai donné le temps de passage au km, j'ai bien senti que Mao prenait les choses en mains. J'ai eu beaucoup de mal à tenir jusqu'à l'arrivée, que nous passons en 1h 44'36" et nous tombons dans les bras l'un de l'autre ! Vite, au chaud...
Bilan : deux gars gelés, mais heureux; un genou couronné, mais qui semble fonctionner ; un trophée et un tee-shirt technique chacun offerts par la sympathique maire de Savigny qui nous a fait la bise et la possibilité de prendre le micro pour présenter "courir en duo".
Alors pourquoi s'embêter au semi de Paris, alors qu'on peut courir tranquille à Savigny ?



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