Les récidivistes de la Bièvre - avril 2009
Récit de Jean G.
Nous nous sommes retrouvés samedi dernier au pied de la statue de Charlemagne, sur le parvis de Notre Dame de Paris, pour une nouvelle promenade nocturne à travers les rues de la ville et les bois de la vallée de la Bièvre.
Chaussures de trail ou chaussures de marche, sac à dos portant des vêtements chauds et vêtements de pluie, l’ambiance était plus portée vers la passion de la marche que vers les records de la course. Nous étions en fait entre récidivistes de cette marche annuelle de la Bièvre, Marie-Laure, Saïd , et aussi une partie de ma famille et leurs amis qui nous ont rejoint. François, très confiant et déterminé, s’est déclaré prêt à affronter l’épreuve pour la première fois.
Le parcours qui change chaque année, nous a conduits après la première étape de 20 kilomètres en milieu urbain, sur les hauteurs boisées des vallonnements du sud parisien, loin des berges et lacs de la Bièvre. La petite pluie qui nous a rafraîchis vers 4 heures a retardé l’éveil de la forêt et de ses chants d’oiseaux. Cette année, nous avons joué en permanence au « chat et la souris », ne sachant plus qui est devant ou qui est derrière, à cause des petites variantes de parcours dues aux pertes de balises. A la fin Saïd et François, d’un pas gaillard, ont disparu devant nous pour boucler les 51 kilomètres de la promenade à pas rapides. Marie-Laure et moi avons ressenti au petit matin des picotements dans les chaussures, et nous avons choisi de quitter le parcours à Guyancourt. Il nous a fallu néanmoins plus d’une heure de marche supplémentaire pour rejoindre la gare SNCF, en traversant le plateau de Saint Quentin, déserté le dimanche matin de ses habitants, de ses voitures et de ses bus. Avant de sombrer dans le désespoir de la solitude au fond d’un abris bus, nous avons décidé alors de donner assaut à la première automobile qui passerait. Sa conductrice a compris à la vue de l’état de nos chaussures et l’allure incertaine de notre démarche que la situation allait devenir critique, et accepta sans négocier de nous accompagner jusqu’à la ville.
La marche à pieds a vraiment un charme particulier et des imprévus !
Amis marcheurs, rendez-vous sans faute en avril 2010, vous éprouverez à votre tour le plaisir d’une nuit blanche sportive

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